Attirer des visiteurs sur votre site Web est une chose. Les amener à poser une action en est une autre.
Vous pouvez investir en SEO, en publicité, en médias sociaux ou en création de contenu pour générer du trafic. Mais si les visiteurs arrivent sur votre site sans comprendre rapidement votre offre, sans trouver l’information recherchée ou sans savoir quelle est la prochaine étape, une partie de cet investissement est perdue.
C’est là qu’entre en jeu l’optimisation du taux de conversion, aussi appelée CRO (Conversion Rate Optimization).
Qu’est-ce que l’optimisation du taux de conversion?
L’optimisation du taux de conversion consiste à améliorer l’expérience d’un site Web afin qu’une plus grande proportion de visiteurs réalise l’action souhaitée.
Une conversion ne signifie pas nécessairement un achat. Selon l’entreprise et l’objectif de la page, il peut s’agir de remplir un formulaire, demander une soumission, prendre rendez-vous, s’inscrire à une infolettre, télécharger un document ou ajouter un produit au panier.
Encore une fois, tout commence donc par l’objectif.
Avant d’optimiser une page, il faut savoir exactement ce qu’on souhaite que l’utilisateur fasse.
Comment calculer son taux de conversion?
Le calcul est assez simple :
Taux de conversion = nombre de conversions ÷ nombre de visiteurs × 100.
Mais le chiffre seul ne raconte pas toute l’histoire.
Le taux peut varier considérablement selon le secteur, le produit, la provenance du trafic, le prix, le type de conversion et même l’étape du parcours client.
Plutôt que de chercher absolument à atteindre un taux « idéal », il est souvent beaucoup plus pertinent d’établir son propre point de référence et de chercher à l’améliorer.
1. Clarifier votre proposition de valeur
Lorsqu’une personne arrive sur votre site, elle devrait rapidement comprendre trois choses : ce que vous offrez, à qui cela s’adresse et pourquoi elle devrait s’y intéresser.
Les premières secondes comptent.
Un beau site ne suffit pas si le message principal demeure vague.
Les titres, sous-titres, visuels et premiers éléments visibles devraient permettre à l’utilisateur de comprendre rapidement qu’il est au bon endroit.
2. Donner une prochaine étape claire
Que voulez-vous que le visiteur fasse?
Acheter? Réserver? Demander une soumission? Découvrir vos services? S’inscrire?
Vos appels à l’action devraient rendre cette prochaine étape évidente.
Ils peuvent apparaître à plusieurs endroits sur une page lorsque cela est pertinent, particulièrement sur les pages plus longues. L’objectif n’est toutefois pas d’ajouter des boutons partout, mais de guider naturellement l’utilisateur.
Trop de choix peuvent parfois créer autant de friction que pas assez.
3. Réduire les frictions
Chaque étape supplémentaire demande un effort.
Un formulaire interminable, une navigation compliquée, des informations difficiles à trouver, un processus de paiement trop long ou une page encombrée peuvent tous devenir des raisons d’abandonner.
Posez-vous régulièrement la question : est-ce que cette étape est réellement nécessaire?
Simplifier l’expérience peut parfois avoir davantage d’impact que d’ajouter une nouvelle fonctionnalité.
4. Penser mobile en premier
Une excellente expérience sur ordinateur ne garantit pas une bonne expérience sur téléphone.
La lisibilité des textes, la taille des boutons, les formulaires, les menus, les images, les fenêtres contextuelles et la vitesse du site doivent tous être évalués sur mobile.
Il ne suffit pas qu’un site soit techniquement « responsive ».
Il doit être agréable et simple à utiliser sur un petit écran.
5. Améliorer la vitesse du site
Chaque seconde d’attente ajoute de la friction.
Images trop lourdes, vidéos, applications, scripts et animations peuvent progressivement ralentir un site, particulièrement sur mobile.
Il est donc important de surveiller régulièrement sa performance et de se demander si chaque élément contribue réellement à l’expérience.
Un site performant doit trouver le bon équilibre entre esthétique, contenu et rapidité.
6. Ajouter des éléments de confiance
Avant de convertir, un visiteur doit avoir suffisamment confiance en la marque.
Avis clients, témoignages, études de cas, logos de clients, retombées médiatiques, politiques claires, informations sur la livraison ou réponses aux questions fréquentes peuvent contribuer à réduire les hésitations.
La bonne preuve sociale dépend évidemment du type d’entreprise.
Pour une agence, une étude de cas avec des résultats concrets peut être particulièrement convaincante. Pour un commerce électronique, les avis clients peuvent jouer un rôle beaucoup plus important.
7. Adapter le message à l’intention du visiteur
Tous les visiteurs n’arrivent pas sur votre site pour la même raison.
Une personne provenant d’une recherche Google très précise n’a pas nécessairement les mêmes attentes qu’une personne qui découvre votre marque grâce à une publicité Instagram.
Il faut donc créer une continuité entre la promesse qui a généré le clic et ce que l’utilisateur découvre ensuite.
Une excellente publicité qui dirige vers une page peu pertinente risque de convertir difficilement.
La conversion commence donc parfois avant même l’arrivée sur le site.
8. Tester, mesurer et améliorer
Il est facile de débattre pendant des heures de la couleur d’un bouton ou du meilleur titre.
Les données peuvent souvent fournir une meilleure réponse.
Analysez les pages qui génèrent des conversions, celles où les utilisateurs abandonnent, les sources de trafic qui performent et les comportements qui reviennent.
Les tests A/B peuvent également permettre de comparer différentes versions d’un titre, d’un appel à l’action, d’une page ou d’une offre lorsqu’on dispose d’un volume de trafic suffisant.
L’optimisation du taux de conversion n’est donc pas un projet qu’on réalise une seule fois.
C’est un processus continu : observer, tester, apprendre et améliorer.
Plus de trafic n’est pas toujours la réponse
Lorsqu’un site ne génère pas suffisamment de résultats, le premier réflexe est souvent d’essayer d’attirer davantage de visiteurs.
Mais avant d’investir davantage pour augmenter le trafic, il vaut la peine de se demander ce qui se passe avec les visiteurs que vous avez déjà.
Votre SEO, votre publicité, vos médias sociaux, votre contenu et votre site Web devraient travailler ensemble vers le même objectif.
Parce qu’au final, générer 10 000 visites n’a pas beaucoup de valeur si personne ne pose l’action que vous recherchez.

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