Depuis quelque temps, une nouvelle règle semble s’être installée sur les médias sociaux : le contenu trop parfait ne fonctionnerait plus.
Il faudrait tourner au téléphone. Être spontané. Faire du UGC. Montrer les coulisses. Produire moins. Être plus « authentique ».
Chez Agence FDM, on trouve cette conclusion un peu trop facile.
Oui, les codes des médias sociaux ont changé. Oui, certains contenus très simples peuvent générer d’excellents résultats. Mais cela ne signifie pas que les belles productions sont devenues inutiles.
Le véritable enjeu n’est pas de choisir entre contenu léché et contenu spontané. C’est de savoir quand utiliser chacun.
Une tendance n'est pas une stratégie
C’est probablement l’un des pièges les plus fréquents en médias sociaux.
Un format commence à performer et, soudainement, toutes les marques veulent l’adopter.
UGC. Face caméra. Vidéo tournée au téléphone. Une accroche particulière. Un son TikTok. Une esthétique volontairement imparfaite.
Le problème n’est pas de tester ces tendances.
Le problème apparaît lorsqu’on les applique sans se demander si elles correspondent à la marque, à son audience ou à la plateforme.
Une tendance peut être une occasion créative.
Elle ne devrait jamais devenir la stratégie.
Le contexte de consommation change selon la plateforme
Un utilisateur n’a pas nécessairement les mêmes attentes lorsqu’il consulte TikTok, Instagram, LinkedIn ou le site Web d’une entreprise.
Sur TikTok, une vidéo tournée au téléphone et rapidement montée peut parfaitement correspondre au langage de la plateforme.
Sur Instagram, une marque peut alterner entre Reels spontanés, carrousels éducatifs et contenu visuel plus travaillé.
Sur LinkedIn, une prise de parole personnelle d’un dirigeant peut être beaucoup plus pertinente qu’une vidéo inspirée de la dernière tendance TikTok.
Et les images destinées à un site Web, une campagne de marque ou un lancement important peuvent nécessiter une production beaucoup plus poussée.
Une bonne idée doit parfois être adaptée plutôt que simplement copiée d’une plateforme à l’autre.
Le contenu imparfait peut être extrêmement stratégique
Une vidéo spontanée n’est pas nécessairement une vidéo improvisée.
Les meilleurs contenus qui semblent naturels peuvent avoir été très bien réfléchis.
Quelle est l’accroche? Qui devrait prendre la parole? Quel problème veut-on aborder? Quel plan permettra de démontrer le produit? Quelle information doit absolument être comprise?
On peut préparer tout cela sans transformer la vidéo en publicité traditionnelle.
C’est souvent là que se trouve le bon équilibre : penser stratégiquement sans nécessairement surproduire.
Le contenu léché a encore un rôle essentiel
À l’inverse, il serait dommage que les marques abandonnent les productions professionnelles simplement parce que le contenu spontané est populaire.
La photographie, la direction artistique et la production vidéo permettent de construire un univers de marque.
Elles sont particulièrement importantes pour certains lancements, campagnes publicitaires, sites Web, banques de contenu et moments forts de l’année.
Le contenu professionnel contribue à la perception de la marque.
Le contenu plus spontané peut créer de la proximité et permettre de réagir rapidement.
L’un ne remplace pas l’autre.
Une même marque peut avoir plusieurs niveaux de production
C’est d’ailleurs l’approche que nous privilégions de plus en plus.
Une production professionnelle peut servir à créer les images principales d’une campagne.
Pendant cette même production, on peut tourner quelques vidéos verticales au téléphone, montrer les coulisses, demander à une personne de l’équipe de parler face caméra ou capturer une démonstration beaucoup plus spontanée.
Entre les productions, les employés, fondateurs et créateurs peuvent continuer d’alimenter les plateformes avec du contenu plus agile.
On obtient ainsi un écosystème beaucoup plus vivant sans sacrifier l’image de marque.
Ne pas suivre une tendance simplement parce qu'elle fonctionne pour les autres
C’est probablement le point auquel nous accordons le plus d’importance chez FDM.
Voir une tendance performer pour une autre marque ne signifie pas automatiquement qu’elle fonctionnera pour la vôtre.
Avant de l’adopter, il faut se demander :
Est-ce cohérent avec notre personnalité? Notre audience consomme-t-elle ce type de contenu? La tendance fonctionne-t-elle sur la plateforme où nous voulons l’utiliser? Avons-nous quelque chose de pertinent à ajouter? Est-ce que les gens comprendront encore le contenu dans quelques semaines?
Et surtout : est-ce que nous le faisons parce que c’est pertinent ou simplement parce que tout le monde le fait?
Une marque qui saute constamment d’une tendance à l’autre risque éventuellement de perdre ce qui la rend reconnaissable.
Tester sans perdre son identité
Cela ne veut pas dire qu’il faut ignorer les tendances.
Au contraire.
Elles permettent de tester de nouveaux formats, de comprendre l’évolution des plateformes et parfois de trouver des façons complètement nouvelles de raconter une marque.
Mais il faut savoir les filtrer.
Certaines méritent d’être adoptées.
D’autres peuvent être adaptées.
Et plusieurs méritent simplement d’être regardées passer.
Chez Agence FDM, notre approche de la création de contenu repose justement sur cet équilibre : comprendre les plateformes et leurs codes sans perdre de vue la stratégie, l’identité de la marque et les objectifs.
Parce qu’en 2026, la question n’est pas de savoir si votre contenu devrait être parfaitement produit ou volontairement imparfait.
La question est de savoir quel contenu est juste pour votre marque, votre audience et la plateforme où il sera consommé.

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